DYSFONCTIONNEMENT DU PLANCHER PELVIEN

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DYSFONCTIONNEMENT DU PLANCHER PELVIEN

TRAITEMENT DU DYSFONCTINNEMENT DU PLANCHER PLEVIEN AVEC LE PROTOCOLE WISE-ANDERSON

Le protocole Wise-Anderson, initialement développé au département d’urologie de l’université de Stanford se consacre au traitement du dysfonctionnement du plancher pelvien. Les résultats de notre traitement ont fait l’objet de plusieurs publications dans des revues scientifiques et montre son efficacité chez une grande majorité de patients l’ayant suivi.

SYMPTÔMES ASSOCIÉS AU DYSFONCTIONNEMENT DU PLANCHER PELVIEN

(La plupart de nos patients en présente au moins deux ou plus)

  • La dysurie peut être très douloureuse et par conséquent, la miction devient une épreuve et déclenche des douleurs supplémentaires.
  • La douleur ou la sensation de brûlure associées à la miction sont souvent déconcertantes et liées au dysfonctionnement du plancher pelvien.
  • Certaines personnes n’ont pas mal pendant la miction, mais après.
  • Après traitement et résolution du spasme chronique et de la contraction myofasciale des muscles pelviens, la dysurie disparait chez la plupart de nos patients.

  • La nycturie est un problème majeur car elle perturbe fortement le sommeil et les patients qui en souffrent sont épuisés en permanence.
  • Cet épuisement a tendance à alimenter le cycle de tension, douleur, contraction de protection et anxiété.

  • Rester en position assise est l’une des plus grandes souffrances et des plus grandes peurs des personnes atteintes de douleur pelvienne et rend tous les éléments d’une vie normale douloureux:
  • Il leur faut souvent demander un coussin au restaurant car la position assise est trop inconfortable.
  • Cette douleur peut être si vive qu’elle peut rendre insupportable un moment de sociabilité avec la famille ou les amis
  • Il est pénible et douloureux de prendre l’avion ou de faire un voyage en voiture sur une longue distance
  • Certaines personnes sont même obligées de faire reconnaître leur handicap car elles sont incapables de travailler assises à un bureau
  • La position assise peut déclencher ou exacerber les symptômes/la douleur/l’inconfort et peut s’avérer douloureuse à l’avant du bassin ou à l’arrière ou les deux.
  • Cette douleur peut être modérée le matin mais augmenter au fil de la journée lorsque la position assise se prolonge, et durer jusqu’à la nuit.

  • La douleur génitale est généralement projetée à partir du releveur antérieur de l’anus et c’est l’un des symptômes les plus faciles à résoudre
  • Chez les hommes la douleur à l’extrémité du pénis est assez courante.
  • Toujours chez les hommes, il y a souvent une rougeur à l’extrémité du pénis, accompagnée par une irritation ce qui rend les frottements des sous-vêtements désagréables
  • Chez les femmes, la douleur dans le vagin, sur un côté ou un autre est fréquente
  • Encore chez les femmes, la douleur pelvienne est parfois accompagnée d’une douleur vulvaire

  • Le soulagement post-défécation s’explique par le relâchement des muscles pelviens contractés.
  • L’inconfort post-défécation peut être particulièrement déconcertant si cela provoque des symptômes plus fort pendant la suite de la journée
  • Il y a peu de littérature scientifique consacrée à ce symptôme lorsqu’il n’est pas accompagné d’hémorroïdes ou de fissures anales, mais selon nous c’est assez courant.
  • Dans le mécanisme de la défécation, le rectum se remplit de selles, il envoie ensuite un signal au sphincter anal interne et au muscle puborectal de se détendre et déclenche la sensation d’urgence de la défécation. Une fois que les selles passent à travers le sphincter anal relâché et sont expulsées du corps, le sphincter anal se referme de façon reflexe.
  • Chez quelqu’un qui souffre de douleur pelvienne et dont les symptômes sont exacerbés après la défécation, nous pensons que le sphincter anal interne

  • Une baisse de libido est fréquente avec la douleur pelvienne.
  • Dans la douleur pelvienne musculaire, il n’y a généralement pas de pathologie des structures physiques impliquées dans l’acte sexuel. Nous pensons que cette baisse de libido est le résultat d’un mélange d’angoisse, d’estime de soi altérée et de douleur pelvienne qui se liguent contre l’excitation sexuelle et le désir. C’est pourquoi la résolution de la douleur pelvienne et du dysfonctionnement des muscles pelviens restaure généralement la libido.

  • La part la plus inquiétante de la douleur pelvienne est la tendance à envisager le pire en permanence.
  • C’est une obsession qui détourne les patients de leur vie et leur dépeint un futur insupportable.

  • Les troubles du sommeil sont courants
  • De nombreux patients se réveillent angoissés, en se demandant si la douleur a disparu, déçus chaque matin que ce ne soit pas le cas.
  • Les patients se réveillent soit pour uriner soit en raison de la douleur et de l’angoisse
  • Nous avons publié un article sur l’augmentation brutale du taux de cortisol le matin chez nos patients atteints de douleur pelvienne. “Cortisol and Men with Chronic Prostatitis” American Urological Association Poster 2007

  • Plus que la douleur pelvienne, c’est l’impuissance et le désespoir qui l’accompagnent qui font souffrir les patients.
  • L’impuissance vient de l’incapacité du patient à stopper cette douleur épuisante et effrayante.
  • Le désespoir survient lorsque les patients souffrant de douleur pelvienne ne voient plus d’issue possible à leurs problèmes.

  • Increased discomfort hours or the day after sexual activity is common in men and women
  • Our explanation about why there is often an increase in discomfort during or after sexual activity in men and women with chronic pelvic pain syndromes is as follows:
  • There is a significant increase in nervous system arousal during sexual activity
  • Orgasm causes strong contractions of the pelvic, prostate and seminal vesicle muscles that last about once a second during orgasm
  • The pleasure spasm of orgasm in the form of the increased series of contractions can tighten up the pelvic muscles further
  • This increased tightening temporarily contracts an already contracted area that is also contracted initially and this is why orgasm tends to throw the patient further above the symptom threshold
  • When our patients learn to release the muscles inside the pelvic floor, they usually can feel this increased muscle contraction
  • After a certain time-frame (from hours to days or weeks), the pelvic muscles whose tone is elevated after orgasm relax and return to their baseline levels
  • Also the normal default tightened state of the pelvic floor reasserts itself (which is back to some degree of pain or discomfort when a person has chronic pelvic pain syndrome)
  • For this reason, we do not recommend increasing sexual activity (as has often been suggested by physicians our male patients have seen) when a person has an increase in symptoms after sex

  • Le stress quotidien tout comme le stress ponctuel et exceptionnel augmentent généralement les symptômes.
  • When stress has triggered pelvic pain, it also tends to trigger the tension-anxiety-pain-protective guarding cycle that continues after the stress has gone

  • Comme l’acte sexuel peut être douloureux pendant ou après, il y a souvent un évitement de l’acte sexuel pour éviter la douleur.
  • Cette angoisse peut aussi conduire à des troubles de l’érection ce qui amplifie les difficultés relationnelles et sentimentales, en particulier pour les jeunes patients.
  • Nous pensons que cette appréhension de l’acte sexuel est la cause principale de l’angoisse de la performance et de ce qui est médicalement caractérisé comme “troubles de l’érection”.
  • Selon notre expérience, lorsque la douleur s’en va, l’angoisse aussi ainsi que le trouble de l’érection qui lui est associé.

CE QUI PEUT AIDER TEMPORAIREMENT:

  • L’eau chaude ou la chaleur peuvent soulager la douleur pendant un temps.
  • Chez certains patients, un temps froid peut agraver les symptômes.

  • Les médicaments de la famille des benzodiazépines peuvent souvent soulager les symptômes pendant quelques heures et sont utiles lorsqu’ils sont utilisés intelligemment.
  • Mais ils peuvent aussi déclencher une addiction et perdent de leur efficacité s’ils sont pris de façon trop régulière.
  • Ils provoquent aussi de la somnolence et ne doivent surtout pas être pris avant de conduire ou lorsque l’on a besoin de toute sa vigilance.

  • Les siestes et les vacances peuvent parfois contribuer à atténuer la douleur

POURQUOI IL EST FACILE DE S’Y PERDRE: LE DYSFONCTIONNEMENT DU PLANCHER PELVIEN EST NOMMÉ DIFFÉREMMENT SELON LE SPÉCIALISTE QUI LE DIAGNOSTIQUE (UROLOGUE, GASTROENTÉROLOGUE, CHIRURGIEN COLORECTAL OU GYNÉCOLOGUE)

Les personnes souffrant de douleur pelvienne sont souvent perdues dans une multitude de diagnostics et de traitement qui diffèrent selon le spécialiste qu’ils sont allés consultés. Voici quelques noms couramment utilisés pour le dysfonctionnement du plancher pelvien:

  • douleur pelvienne chronique
  • syndrome de la douleur pelvienne chronique
  • syndrome du releveur de l’anus
  • dyspareunie
  • coccygodynie (douleur dans le coccyx)/ douleur rectale chronique
  • proctalgie chronique
  • prostatite/ prostatite non-bactérienne
  • prostatodynie
  • cystite interstitielle

Les patients souffrant de dysfonctionnement du plancher pelvien n’ont pas l’air malade et les examens de la médecine conventionnelle (radio, tests sanguins) ne détectent rien de particulier. C’est pourquoi les médecins, qui sont rarement au fait de ce qu’est la douleur pelvienne musculaire, leur disent souvent qu’ils n’ont rien de grave.

LE DYSFONCTIONNEMENT DU PLANCHER PELVIEN EST UN PROBLÈME À LA FOIS LOCAL ET GLOBAL

Lorsque les personnes atteintes de ces symptômes déconcertants et inquiétants se rendent chez le médecin c’est dans l’espoir de trouver un traitement qui leur apporte un soulagement de leur maladie. Toutefois, la médecine conventionnelle se trompe presque invariablement sur le dysfonctionnement du plancher pelvien. Les solutions qu’elle propose sont au mieux incomplètes et à court terme, et au pire, amplifient le problème (interventions chirurgicales ou certaines injections).

L’erreur fondamentale d’analyse des traitements classiques est de ne pas saisir que le dysfonctionnement du plancher pelvien est un problème à la fois local et général : général car le c’est le système nerveux général des patients qui est fréquemment excité et qui par conséquent contracte les muscles pelviens de façon chronique. Et local, car cette anxiété chronique et cette excitation nerveuse entrainent une douleur pelvienne et un dysfonctionnement des muscles pelviens. Sans traiter ces deux aspects, le dysfonctionnement persiste.

Notre stage de traitement de 6 jours, proposé tout au long de l’année, est consacré à la résolution des deux dimensions, locale et générale, du dysfonctionnement du plancher pelvien en apprenant de façon approfondie à nos patients à appliquer la kinésithérapie interne et externe sur eux-mêmes (traitement local) et en pratiquant notre protocole de relaxation, la relaxation paradoxale prolongée qui vise à réduire l’excitation du système nerveux au quotidien.

COMMENT LE DYSFONCTIONNEMENT DU PLANCHER PELVIEN DEVIENT CHRONIQUE

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tension-anxiété-douleur-gardiennage protection cycle d’auto d’alimentation

L’une des raisons qui explique pourquoi la médecine traditionnelle a du mal à traiter le dysfonctionnement du plancher pelvien est son incapacité à identifier et à traiter le cercle vicieux: tension-anxiété-douleur-contraction de protection.

La douleur causée par la contraction chronique des muscles pelviens déclenche dans le corps une contraction instinctive de protection contre cette douleur pelvienne.

C’est le même instinct que lorsque l’on touche une plaque de cuisson brûlante et que nos muscles se contractent pour faire cesser la douleur. Mais contrairement à cet instinct de survie qui nous fait nous éloigner du danger d’être brûlés, le réflexe de contracter les muscles pelviens contre la douleur est dysfonctionnel car il contracte des muscles déjà tendus et aggrave la douleur. Des muscles pelviens irrités et douloureux réagissent vivement à l’anxiété. L’anxiété génère une tension accrue qui elle-même augmente l’activité dans les points de déclenchement, entrainant à son tour une poussée de la douleur, qui enclenche une contraction de protection, qui entraine encore plus d’anxiété et ainsi le cercle vicieux se perpétue.

LE BUT DU PROTOCOLE WISE-ANDERSON EST DE DONNER AUX PATIENTS LA CAPACITÉ DE BRISER CE CERCLE

La stratégie thérapeutique du protocole Wise-Anderson est de briser ce cercle vicieux décrit ci-dessus. Pour ce faire, nous prenons en compte les dimensions à la fois physiologique et mentale du dysfonctionnement du plancher pelvien. Pour la dimension physiologique, nous apprenons à nos patients à restaurer la capacité de leurs muscles pelviens à se détendre et à se contracter normalement grâce au relâchement des points de déclenchement et du relâchement myofascial à l’intérieur et à l’extérieur des muscles. Pour la dimension mentale, nous enseignons à nos patients comment calmer leur système nerveux et relaxer leurs muscles pelviens grâce à la relaxation paradoxale prolongée.

LE PROTOCOLE WISE-ANDERSON

Stage d’immersion de 6 jours

Nous avons commencé à traiter les dysfonctionnements du plancher pelvien à l’université de Stanford en 1995 par le biais de visites classiques en cabinet. En 2003 nous avons réorganisé les modalités du traitement sous forme de stage de formation et de traitement de 6 jours à Santa Rosa (Californie). Ce stage est limité à 14 participants et est proposé tout au long de l’année. Son but est d’enseigner aux patients le Protocole Wise-Anderson, un traitement qui permet de rééduquer les muscles pelviens contractés de façon chronique et de réduire l’anxiété au quotidien. Ce protocole est appliqué tous les jours, à la maison par les patients à qui nous avons enseigné comment se soigner eux-mêmes et il en a aidé beaucoup à retrouver une vie normale. Le but de cet auto-traitement est d’aider les patients à ne plus avoir besoin d’aide extérieure supplémentaire. Depuis 10 ans, nous avons publié des études qui démontrent les résultats de cet apprentissage de l’auto-traitement par les patients.

Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur la page consacrée aux stages en cliquant ici .

 

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